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Coupe du monde d’Afrique du Sud : Le bilan des premières rencontres

Publié le par hb

Décevant. C’est le premier mot qui vient à la bouche de la plupart des amateurs de football en voyant le spectacle proposés par les sélections lors des premiers matchs de poules. Des rencontres pauvres en buts et en jeu offensif (25 buts marqués contre 39 buts en 2006).

Les spectateurs ont souvent assisté à des matchs fermés avec peu de prises de risque et où la peur de mal débuter la compétition est présente. Pour les matchs riches en buts, il fallait donc voir Allemagne-Australie au score de 4-0 (Podolski à la 8 ème, Klose, 27 ème, Müller, 68 ème et Cacau à la 70 ème minutes de jeu ) la Mannschaft qui a vite surclassé son adversaire d’Océanie grâce à son jeu collectif et son efficacité offensive. Les présumés « petites nations »  ont en revanche assumées leur statut en jouant crânement leurs chances face aux grosses écuries.

Les gros poissons à la peine

 Les grands prétendants au titre n’ont pas convaincus à commencer par la France, auteur d’un insipide 0-0 face à l’Uruguay, l’Angleterre tenu en échec par les états-uniens 1-1 s’étant fait remarqué moins par son jeu que par son gardien (une boulette de Green qui amène le but du nul) ou encore le nul concédé dans la douleur par l’Italie face au Paraguay 1-1.

 Et quand les grosses nations gagnent, elles y laissent la manière à l’image du brésil ou des Pays-Bas (2-1 contre la Corée du Nord et 2-0 contre le Danemark). L’Argentine y est allée de sa victoire étriquée 1-0 contre le Nigéria malgré des arguments offensifs convainquant.

 Et pour clore ces premières rencontres, quoi de pire que de voir un autre grand favoris perdre son premier match (l’Espagne) contre la Suisse 0-1 ponctuée par une myriade d’occasions non transformé de la part des ibères. Les grandes nations du football commencent donc poussivement.

Des excuses toutes trouvées

A ces débuts poussifs on met souvent en avant le fait que les joueurs des grands clubs ne sont pas encore au point physiquement, que l’équipe est programmée pour « monter en puissance », et pour certains on va jusqu'à mettre en cause le ballon de la compétition, le « Jabulani » cible traditionnel des gardiens de buts.

Alors que dire d’une équipe comme l’Espagne dont son sélectionneur Vicente Del Bosque parle d’une mise en route de la machine ibérique à partir des huitièmes de finale ? Et si elle passait à la trappe juste  avant, à quoi bon parler de « montée en puissance » ? En oubliant de jouer réellement son jeu, le Brésil à laisser près d’une heure de suspense à la Corée du Nord qui n’en demandait pas tant pour lui donner du fil à retordre.

Quant au ballon tant décrié par les joueurs, pourquoi ne se concentreraient ils pas davantage dans l’application de leurs prises de balle. Il faut dire qu’à force d’assister à des frappes se dérobant hors du cadre voire du stade on voudrait croire que les joueurs rendent un vibrant hommage à ce sport de tradition sud africaine qu’est le rugby, car à défaut de mettre à l’honneur les beaux buts, on nous sert des chandelles et des drops.

 

HB

 

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