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Kim Jong-Hun : le pack limogeage + travail à la mine (forcé) !

Publié le par hb

Le retour de la coupe du monde pour certains sélectionneurs aura été houleux, que ce soit pour Dunga (Brésil) ou encore Domenech (France), les deux étant remerciés, mais du côté nord coréen cette même idée relève de l’euphémisme cynique.

Et c’est particulièrement le cas pour le sélectionneur de la Corée du Nord Kim Jong-Hun qui selon plusieurs journaux (le Figaro notamment en France) aurait été condamné par un tribunal populaire, à l’initiative du chef de l’Etat Kim Jong Il, à accomplir des travaux forcés dans un chantier minier de 12 à 14 heures par jours. Ce même tribunal populaire aurait en la présence des joueurs impliqués dans la compétition été « invités » à fustiger leur coach, à l’exception de 2 joueurs, l’attaquant vedette Jong Tae-Se, le « Rooney du peuple », ainsi que du milieu défensif Han Yong-Hak, les 2 joueurs évoluant à l’étranger (respectivement Bochum en D2 allemande et au Japon pour le second).

 

Le transfert de l’été

 

Les fans du mercato estivale qui se plaignaient du calme plat dans le marché des transferts pourront se mettre sous la dent cette pépite d’or, ou plutôt cette pépite de charbon que le pauvre sélectionneur nord coréen ne manquera pas de connaître et de piocher dans un avenir proche. Cette décision prise après un procès long de 6 heures agrémenté d’humiliations et toujours en compagnie des joueurs s’est accompagnée du retrait de sa carte de membre du parti politique (parti unique) ainsi que ses privilèges, chose que l’on peut voir d’un humour noir comme des indemnités de transfert. Il répond à ce chef d’accusation venu tout droit de la 4ème dimension : la « trahison de confiance envers le cher dirigeant ».

 

CoreeN_Foot.jpg

 

Petit rappel historique  

 

Alors bien sur, cette nouvelle serait triste si elle est vraie, mais surtout bien plus encore parce qu’il ne s’agit que de sport, qui plus est de football, où comparer le pseudo-drame national de l’équipe de France serait tout bonnement de l’indécence, il faut donc placer les choses dans leur contexte politique actuel.

Malheureusement la Corée du Nord et l’un des derniers régimes autoritaire dans le monde à vivre en autarcie, coupé du monde extérieur et dirigé d’une main de fer par Kim Jong-Il fils de l’ancien dictateur Kim Il-sung  gardant encore de nombreux aspects similaires au régime stalinien. Ce dictateur envisageait certainement de profiter de la vitrine footballistique qu'offrait la coupe du monde pour son équipe afin d'asseoir sa propagande idéologique que les perfomances de ces derniers n'ont pu lui donner. 

L’histoire se met alors à bégayer lorsque Kim Il-sung pendant leur 1ère participation à la coupe du monde de 1966 en Angleterre promet à la sélection, le goulag si ils ne répondront pas aux attentes du peuple nord-coréen. Les joueurs font forte impression en allant jusqu’en ¼ de finale et en battant l’Italie en poule où en s’échappant de leur destin minier, les joueurs donnent de la valeur à cette expression si bien en vogue dans le sport qu'est « sauver sa tête ».

kim-jong-il.jpg      

L'actuel chef de l'Etat Kim Jong-Il

Que faire ?

 

Voilà bien une question que ne se posent sans doute pas la FIFA qui s’est mis durant cette coupe du monde au diapason de la délégation nord-coréenne, pliée à ses volontés et donc indirectement à celles du régime qui ne fait au final que calquer sur des organismes de « hautes envergure » politiques comme l’ONU où les pays représentants ne réagissent d’un commun accord que lorsque les situations politiques s’entrechoquent face aux intérêts en tous genres des « Grands ».

L’exemple frappant en date aura été la fuite selon toutes vraisemblances de 4 joueurs de la Chollima (surnom de l’équipe nationale nord-coréenne) durant la compétition sud-africaine où même deux des quatre joueurs auraient réclamés l’asile politique dans un pays africain et qui n’aura suscité pas l’ombre d’un commentaire de la part de la FIFA, et encore moins d’intervention politique de la part de quelque pays que ce soit, ce qui est le révélateur d’un mutisme inquiétant de la part de ces acteurs de la scène internationale.

Faudra-t- il attendre un énième dérapage de la part de l’Etat nord-coréen pour avoir des réactions d’organismes politiques ? En attendant nous connaissons maintenant une personne qui aimerait être à la place de Raymond Domenech, en vacances sur les côtes bretonnes.

 

Conférence de presse donnée le 15 Juin 2010    

HB


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