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Le Classico acte III

Publié le par hb

 

Mercredi 27 avril à Madrid s’est joué le troisième classico du mois, mais cette fois pour le compte de la demi finale aller de ligue des champions. Après l’acte II de la confrontation qui a vu, dans un stade Mestalla à guichet fermé (Valence) la victoire du Real 1-0 après prolongations, les merengues ouvrent leur compteur titre cette saison  par une coupe du roi dans la besace. Cette demi finale n’a pas changé les habitudes des deux clubs en face à face puisque depuis leurs deux dernières confrontation, le spectacle était resté aux vestiaires.

Match terne donc, fermé et haché dans une ambiance électrique donnant lieu à trois expulsions : celle du gardien remplaçant de Barcelone Pinto à la mi-temps suite à une altercation avec un joueur madrilène puis Pepe à la 60e dans une faute commise sur Alvès suivi juste après de l’expulsion de l’entraîneur de Madrid José Mourinho pour protestation envers le corps arbitral. Une première mi-temps très fermé tactiquement où Madrid s’est regroupé en bloc défensif pour tenter d’étouffer Barcelone, une mission assez bien rempli en première période par les joueurs dont l’équipe est entré avec une formation tactique faite pour ne pas laisser de place au jeu (trois milieux défensif), ou encore une pelouse non tondue ni arrosée avant le match. Chez Mourinho on a donc clairement misé sur les contre-attaques. De l’autre côté on est resté sur les mêmes bases, c’est à dire un jeu centré sur la maîtrise du ballon est la succession de passes courtes.

 

Le coup de génie qui cache le mauvais spectacle

 

 Tout cela a donné un spectacle affligeant où le vice a joué les premiers rôles par des trucages et simulations de part et d’autre. Les blaugranas ont tant bien que mal essayé de développer leur jeu mais cela était sans compter sur l’agressivité des joueurs madrilènes. L’arbitre allemand de la rencontre, Wolfgang Stark a eu fort à faire, parfois dépassé par la multiplicité des altercations ou berné par des simulations comme celle de Di Maria à la 38e qui amène un coup franc dangereux, mais toutefois bon dans l’ensemble de son arbitrage. Il aura sifflé 40 fautes pour ce match, ce qui est assez rare en Ligue des Champions pour être souligné et qui témoigne de cette ambiance tendue.

La lumière est venue de l’incroyable Lionel Messi qui marque à la réception d’un centre d’Affelay à la 77e  minute, lui-même auteur d’une très bonne entrée en jeu apportant beaucoup sur son côté droit. Mais le chef d’œuvre reste à venir à la 87e minute de jeu quand Messi inscrit LE but de la saison de Ligue des Champions  slalomant et passant en revue la défense avant de marquer d’un plat du pied droit dans le coté gauche des cages de cassillas impuissant face à cette éclair de génie, la seule chose positive à retenir de la rencontre.

 

Mourinho ou l'art de la Commedia dell'arte 

 

Finalement le seul spectacle s’est déroulé dans les coulisses du match avec un José Mourinho étincelant comme à son habitude en conférence de presse.  Il s’était déjà illustré avant le match en adressant une petite pique à son homologue barcelonais qui excédé  lui a répondu vertement tout en lui donnant rendez-vous sur le terrain le soir du match. La conférence d’après match est resté dans la même teneur mais avec un récital de mauvaise foi en supplément de la part du « Special one » en s’en prenant évidemment à l’arbitrage : «Pourquoi l'arbitre a-t-il eu besoin d'aider le Barça ? Est-ce parce qu'ils ont l'Unicef floqué sur leur maillot ?Parce qu'ils sont sympas ?» Il va même jusque vouloir faire culpabiliser le coach catalan dans le sommet de sa mauvaise foi : « à la place de Guardiola j’aurais honte ! ». L’entraîneur de Madrid montre ainsi avec son cinéma habituel tout son esprit antisportif confirmant ainsi les dires de l’ancienne vedette barcelonaise Johan Cruyff, « Mourinho n’est pas un entraîneur de football, c’est un technicien de titres ». On ne lui aurait sans doute pas fait offense si il avait rajouté, mauvais joueur et comédien professionnel.

 

HB

 

 

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